Pour des raisons budgétaires entre autre, on va tenter l'expérience de critiquer pas mal de films sans même les avoir vu. C'est aussi parce que je suis une vraie langue de pute, et parce que c'est super facile.

03/02/2009

The curious case of Benjamin Button

Je pensais commencer ce blog avec une joyeuse note sur le futur mais très improbable Watchmen, mais la sortie du prochain film de Fincher étant prévue pour ce mercredi 4 février, on va plutôt tenter ça, et garder le prochain film de Zack "j'ai-pas-conscience-de-ce-que-je-fais" Snyder pour la prochaine fois.

Et comme on peut s'en douter, le Benjamin Button, je ne l'ai bien évidemment pas vu. Mais pas encore. Parce que dans ce blog, je vais critiquer des films que je n'ai pas vu, mais que je ne verrais sûrement jamais, pour de sombres raisons encore inexplicables aujourd'hui, et qui sont autre que les raisons financières comme je semble le prôner si "fièrement". Là, c'est différent. Disons que ce film là fait partie de mes différentes attentes de cette année 2009, aux côtés du Wrestler d'Aronofsky (qui se rattrape apparemment de son léger bide de 2007) et surtout, oui surtout, le Public Ennemies de Monsieur Michael Mann. Mais ne parlons pas trop vite, ces deux derniers auront leur place ici une fois qu'on aura un peu plus d'info et de quoi parler et pinailler. Tout ça pour dire que oui, je vais aller voir The curious case of Benjamin Button.

Et putain ça fait longtemps qu'on en entend parler de ce film. Et quand je dis longtemps, je crois que déjà à l'époque de Panic Room (ça fait à peu près 7 ans donc), on en parlait déjà. Mais si papa Fincher, un des cinéastes les plus connus de la génération 90's avec ses potes Tarantino et autre frères Coen, a mis autant de temps avant de sortir son film, c'est parce qu'il attendait que les effets spéciaux soient à la mesure de combler les besoins du film. Et, aux vues des quelques bandes-annonces, ça donne un truc qui n'aurait, en effet, sans doute pas pu être fait d'une manière si réaliste il y'a dix ans. Oui parce que, je le précise, vu qu'on va critiquer que des trucs que j'ai pas encore vu, on va devoir se baser essentiellement sur tout ce qui est bandes-annonces, photos promotionnelles et tout le tralala qu'on nous balance avant la sortie, et aussi sur ce qu'on connaît de tel ou tel membre de l'équipe créative et du casting travaillant sur le projet. Logique. Enfin dans un monde où critiquer un truc qu'on a pas vu est acceptable, Ça , ça me parait logique.

Fincher, c'est très aléatoire. Se7en a plu à tous les fans de films de serial killers qui s'en sont fait un film manifeste, jusqu'au point que certains ont été créer des trucs comme Saw... du coup je ne saurais pas dire si j'aime bien ou si je trouve ça au contraire carrément naze. The game était déjà moins prétentieux, et avait permis à Fincher de vraiment s'éclater dans son univers visuel nocturne où tout n'est que jeux, masques et écrans, et lui permettait de poser son style de cinéaste manipulateur qui sera le credo de beaucoup trop de réalisateurs après lui. Malgré une fin un peu trop brouillon (?), ce film reste l'un de ceux que j'ai préféré de sa filmographie, tant il est modeste et plutôt bien maîtrisé. Vient ensuite Fight Club qui va créer l'événement (plein d'esbroufe peut être, mais événement quand même) et qui va permettre à tous plein de jeunes fans de pouvoir se masturber sans aucun problèmes de conscience, et qui va en convaincre pas mal d'aller faire du cinéma. Tout le monde se rappelle de l'image de la bite quasi-subliminale (par contre personne se rappelle que c'est un hommage à Persona), mais bite ou pas bite, ce film sera la bible de pas mal de gens. Panic Room retrouvait la modestie de The game, un peu trop justement, mais ça valait le coup d'oeil juste pour certaines séquences calibrées au millimètre près. Et enfin Zodiac, sans doute son meilleur film jusqu'à aujourd'hui. Oui je n'ai pas parlé de son Alien, mais c'est parce que je ne l'ai pas vu. J'en parlerais donc peut être dans une autre note.. ou pas.

On retrouve Eric Roth à l'écriture de The curious case of Benjamin Button, le mec qui a bossé déjà deux fois avec Michael Mann (pour Ali et The insider), et qui a écrit pas mal de trucs pas mauvais genre Forrest Gump, L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux ou Lucky You dernièrement, et encore je suis pas spécialement fan de ces derniers, mais faut quand même avouer que le type a écrit des trucs qui ne se sont généralement pas soldés en de grosse bouses au final, donc le bouquin de Fitzgérald mis entre les mains d'un type qui a pondu les scripts d'un bon petit nombre de succès des années 90, c'est plutôt prometteur. 
Le casting est plutôt fourni de bonnes têtes. En tout cas on a surtout les deux têtes d'affiches. Troisième film du duo Fincher-Pitt, en espérant que ça soit le meilleur s'il vous plaît merci, et Cate Blanchett, l'une des seules actrices au monde que même quand elle est deux fois dans le même film dans des rôles différents ah ben que c'est pas grave on aime quand même.

Mais ce serait vous prendre pour des cons que de même pas vous dire de quoi ça parle. En gros, Brad Pitt, à qui ils ont tartiné la djeule de fond de teint pour vieux et à qui ils ont incrusté le visage sur le corps d'un gamin de sept ans, joue le rôle d'un gosse abandonné atteint de progéria, la maladie super badante qu'ont les mômes génétiquement modifiés dans Akira ou encore le nain dans le remake de l'île du Dr Moreau, de je ne sais plus qui d'ailleurs, celui où y'a un mec obèse qui ressemble à Marlon Brando et où on apprend à la fin qu'en fait c'était vraiment Marlon Brando. Oui donc Benjamin Pitt est atteint de progéria et il a une tronche de 80 balais alors qu'il n'a que sept ans, et tout au long de sa vie, son corps rajeunit, pour atteindre, si on en suit la théorie de l'évolution de la vie mais dans l'autre sens, le stade de cellule, ou alors de bébé avec un corps d'adulte. 

L'un des films les plus connus "traitant" de cette maladie reste sans doute Jack, de Coppola, le réalisateur dont on n'a quand même pas entendu vraiment parler depuis heu.. Apocalypse now? même si ici il était un peu parti en freestyle avec une progéria à sa manière où t'as quand même une gueule sympa et où tu peux jouer à Jumanji dans la jungle sans que personne te casse les pieds. Et Francis the Godfather avait remis le couvert y'a un ou deux ans avec L'homme sans âge, le truc totalement passé inaperçu ou il s'éclatait encore avec des personnage qui n'ont pas l'âge qu'il n'y paraît. Pour le coup, je préfère faire confiance à Fincher sur ce genre d'histoire rocambolesque, qu'à Coppola, réalisateur quelque peu surestimé à mon goût, qui n'a finalement pondu que 4 films géniaux, mais dont les ressources se sont épuisé depuis très longtemps, mais bon là je m'avance sur des terrains dangereux et je risque d'en vexer certains et j'ose pas pour l'instant j'suis gêné. Et encore, je suis pas spécialement plus fan de Fincher que je ne le suis de Coppola.

Bref. Si on resume vite fait: Un casting qui promet ne serait-ce qu'un petit peu, un scénariste qui s'est plutôt bien demerdé jusqu'ici, un réal qui a fait plus ou moins ses preuves, en oscillant entre le un peu naze et le plutôt classe. Visuellement, ça risque d'être plutôt patate si on regarde juste les photos promotionnelles et les bandes-annonces, mais je gage que Fincher aurait dû garder Harris Savides à la photo, qui avait donné quand même une sacrée gueule à son Zodiac. Mais finalement le seul risque que prend l'équipe c'est simplement que le récit s'essouffle dans les méandres d'une chronologie qui commence à la naissance et se conclue, je suppose, à la fin de la vie de Benjamin Button, et qu'en bref, on finisse par s'emmerder avec toutes ces années qui passent, même si ça donnera l'occasion de voir un début de vie qui ressemble à une fin et inversement. Et c'est tout qui peut leur faire peur en fait. Fincher a le cul posé sur un oreiller bien confortable, et n'a plus qu'à attendre que les critiques crient leur amour pour son film. Mais on verra bien quand je l'aurai vu qui rira le dernier (hein quoi?).

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